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Panorama 360 & Nature Faune, Flore

Faune, Flore

LE POTTOK, poney emblématique de La Rhune

Au pays basque, le mot pottok signifie « petit cheval » (il est prononcé potiok)
Le  Pottok  est  une  race  de poney rustique vivant principalement à l’ouest du pays basque  français.

Ils vivent librement en horde d'une vingtaine de juments accompagnées de leur étalon sur les versants des massifs de la Rhune, de l'Artzamendi, du Baïgura et de l'Ursuya... où ils participent à l'entretien de la montagne. D'autres sont élevés en prairie, destinés aux activités sportives et de loisirs.

On  peut  aujourd’hui  différencier  deux  types  de  pottok :
Le Pottok montagne est celui qui vit au minimum 9 mois en zone montagne dans son berceau de race. Il est, en général, très rustique et demande peu d’entretien. Il est de petite taille puisqu’il ne dépasse pas 1m32. 
Le Pottok dit de prairie ou de sport vit au contact de l’homme.

HISTORIQUE

Les Basques eurent la sagesse de ne pas décimer les troupeaux de petits chevaux, comme cela se passa dans beaucoup d'autres régions ; au contraire ils l'exploitèrent avec d'autant plus de facilité que le pottok ne demandait aucun soin particulier : il suffisait de venir chercher dans la montagne les produits de l'année, généralement destinés à la boucherie.

Au 19ème siècle, on l'utilisait dans les mines de la région mais aussi dans celles du Nord et de l'Est de la France, car de petite taille, robuste et peu exigeant. Il fait partie de la culture basque et fût très utilisé dans la contrebande entre France et Espagne. Il fit rêver beaucoup d'enfants, lorsqu'il paradait dans les cirques avec sa belle robe pie. Aujourd'hui, chaque Pottok a son propriétaire et il est de tradition chez les éleveurs de donner au petit enfant une pouliche, qui procurera par la suite un petit pécule.

Pour plus d'informations cliquez ici

 

 

 

La brebis manech à  tête rousse

Cette race locale de mouton fait partie du patrimoine basque. Ce sont des bêtes élégantes, de format moyen (45-50kg), à la toison tombante longue et blanche mais non bouclée (contrairement aux mérinos). La tête des femelles est dépourvue de cornes. Elles sont d’excellentes débroussailleuses et sont très agiles dans les sous-bois. Les agnelages ont lieu de décembre à mars. Le lait est collecté de décembre à juillet par les industries laitières ou transformé directement par les éleveurs. Il sert de base à la fabrication de fromages mixtes ou purs brebis. Cette race est autorisée à produire le fromage AOP Ossau-Iraty.

Les éleveurs pratiquent une transhumance estivale courte (3-4 mois) ou ne transhument pas du tout. L’image traditionnelle du berger a disparu de ce côté-ci des montagnes. Le nombre trop important d’animaux concentrés sur une petite zone diminue la quantité de nourriture disponible et ne permet plus de rendements corrects. De plus les éleveurs ne veulent plus connaître l’isolement et le confort rudimentaire de la vie en montagne.

Le cayolar : bergerie traditionnelle

On en trouve des ruines au détour des sentiers, d’autres ont été restaurées. Elles nous rappellent l’activité florissante des bergers d’autrefois qui y vivaient avec leur troupeau.

FROMAGE AOP OSSAU-IRATY

IDUKI :  ASSOCIATION DES PRODUCTEURS FERMIERS DU PAYS BASQUE

 

LE VAUTOUR FAUVE

Véritable éboueur des pâturages d'altitude, le vautour fauve (saia en basque) joue un rôle capital dans l'équilibre écologique de la montagne (c'est un charognard). Son envegure atteint 2m70! Sa vue perçante lui permet de repérer les cadavres à longue distance. Chaque vautour peut ingurgiter près de 2 kg de viande en quelques instants. Une trentaine de vautours réduisent à l'état d'os et de laine une brebis en un quart d'heure; c'est ce que l'on appelle la curée. Après avoir été en voie de disparition à cause notamment de nombreux massacres, le vautour fauve est maintenant une espèce protégée et son effectif s'est accru ces dernières années. C'est un rapace que l'on aperçoit souvent en groupe, et qui apprécie fortement les rayons du soleil.

Pour en savoir plus sur les vautours fauves ou sur les autres espèces de vautour présentent sur le massif (le percnoptère d'Egypte ou le gypaète barbu), cliquez ici.

Le train de la Rhune travaille en étroite collaboration avec l'association de sauvegarde de la faune sauvage HEGALALDIA et propose régulièrement des remises en liberté d'oiseaux soignés.

 

 

LE PLATEAU DES TROIS-FONTAINES

A mi-chemin sur le sentier de randonnée et non loin des rails, coule le ruisseau des Trois-Fontaines. C'est un endroit humide, propice au développement des plantes. Entre les blocs de grès et de poudingues éboulés du sommet, se dresse la digitale pourpre. C'est une trés jolie fleur sauvage, mais aussi très toxique.

A quelques pas du croisement des trains, vit dans la tourbière une petite plante carnivore d'à peine quelques centimètres, le droséra ou rossolis.

Le DROSERA


Le plateau des trois fontaines est un milieu humide aux eaux particulièrement acides. C’est le biotope idéal des sphaignes, mousses archaïques au pouvoir
absorbant exceptionnel et dont les parties basses, mortes, ne se décomposent pas, constituant ainsi une épaisse couche spongieuse.
Dans cette communauté végétale que constitue la tourbière des trois fontaines, vit une merveilleuse petite plante carnivore : Le Rossolis (Drosera Rotondifiola),
signifiant « Rosée du soleil ».
Sur le tapis spongieux des sphaignes, le Drosera pousse en touffes rougeâtres d’à peine quelques centimètres, souvent réunies en colonies par des fines
tiges souterraines.
Les feuilles, en palettes rondes, sont hérissées de tentacules glanduleux rouges dont les gouttes de suc limpide et visqueux brillent au soleil.
La tourbière est un milieu humide, frais et très acide et donc extrêmement pauvre en éléments nutritifs. La drosera compense cette pénurie en étant carnivore.
Prenez soin de na pas dégrader la tourbière, car il s’agit d’un milieu relique. Lorsqu’une tourbière est détruite, c’est irrémédiable.
La cueillette du drosera est bien sûr strictement interdite.